Isabelle Amauger

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Résumé

Au sein des entreprises de l’économie sociale et solidaire, elle trouve un « environnement intéressant, qui permet de faire naître des projets, de les développer ».
Aujourd’hui au sein d’Élan créateur, Isabelle se laisse guider par le principe : le travail doit être épanouissant.

Extraits sonores thématiques (partie 1) :

Premier emploi – Isabelle commence à Rennes son « parcours professionnel » dans une petite agence de communication.

Déclic – « Je ne peux pas parler de déclic, ça s’est fait plutôt au fur et à mesure »

Le travail doit être épanouissant – « Aller au-delà de la tâche à effectuer est épanouissant »

Son portrait, son parcours de vies (professionnel et personnelle)

Isabelle Amauger, chargée d’accompagnement à Elan créateur.

Isabelle est passionnée de livre, mais décide non pas de faire des études de littérature mais d’Histoire. A la fin des années 80, elle commence à travailler au sein d’une agence de communication, dans un secteur économique qu’elle définit comme « classique ». C’est une petite entreprise (moins de 50 salariés) qui travaille dans la création d’événements.

Isabelle rejoint la Ligue de l’enseignement d’Ille-et-Vilaine (autrefois appelée Fédération des œuvres Laïques d’Ille-et-Vilaine) avec un poste de déléguée culturelle. Ce changement de structure et de mode de gouvernance lui convient davantage. Au sein des entreprises de l’économie sociale et solidaire en général, elle trouve un « environnement intéressant, qui permet de faire naître des projets, de les développer ».

Après 8 ans dans cette entreprise associative, Isabelle se concentre sur un projet professionnel plus personnel en lien étroit avec la littérature. Avec l’appui de l’URSCOP et la richesse des nombreuses rencontres, 5 femmes créent leur entreprise coopérative avec pour objet : l’organisation d’événements autour de la lecture. Après plusieurs années en coopérative et en fonction de gérance, elle cherche à changer de travail mais pas à n’importe quelle condition : « la forme juridique et la gouvernance de la structure sont devenues pour moi des éléments essentiels ». Aujourd’hui au sein de la coopérative d’activités et d’emploi Elan créateur, Isabelle est associée, représente les scop au sein du CESER Bretagne . Elle apprécie les allers-retours permanents entre les phases d’apprentissage et de mise en œuvre. Tout au long de sa vie professionnelle, un principe la guide : le travail doit être épanouissant.

VLUU L100, M100  / Samsung L100, M100

Extraits sonores thématique (partie 2) :

Naissance du « truc » en scop – Quand des rencontres au festival Étonnants voyageurs font naître un projet collectif.

La diversité en coopérative – « Ne pas être seulement dans l’exécution de la tâche »

Retour en entreprise – Un retour en entreprise conventionnelle serait très difficile pour Isabelle.

Merci à Isabelle d’avoir témoigner au mois de février.

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Sandrine Rospabe

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Témoignage de janvier 2014

Résumé
Sandrine Rospabe est enseignante-chercheure au Département Carrière Sociale de l’IUT de Rennes depuis 10 ans, bénévole au CRIDEV et plus largement bénévole au service de l’ESS. Ces expériences « d’ailleurs » et son énergie mise pour enseigner autrement que par des cours magistraux, l’amènent à être sollicitée pour témoigner et transmettre autrement.

Extraits sonores thématiques (partie 1) :

Parcours professionnel – A la suite d’un stage en Afrique, Sandrine y reste quelques années et s’immerge dans le monde universitaire.

Les déclics – « Ce n’est pas toujours évident de réfléchir à ses déclics… »

Regard d’un enseigant chercheur – Qu’est-ce qui intéresse Sandrine dans l’enseignement de l’ESS ?

Son portrait, son parcours de vies (professionnel et personnelle)

Sandrine Rospabe, enseignante chercheure au Département Carrières Sociales de l’IUT de Rennes (Université de Rennes 1) depuis 10 ans et bénévole au service de l’ESS.

Sandrine a fait des études d’économie du développement et s’est expatriée en Afrique pour ses premières expériences professionnelles. Elle passera sa thèse de doctorat sur le thème de « la discrimination raciale sur le marché du travail en Afrique du Sud » et restera une année en post-doctorante à l’Université du Cap. De retour en France, Sandrine enseigne l’économie « classique » à l’université et c’est par une commande de l’IUT qu’elle met les pieds dans l’ESS : « Sandrine tu vas faire les travaux dirigés d’économie sociale et solidaire ». Parce qu’elle ne connaît l’ESS que de nom, elle se plonge dans les manuels, les revues universitaires pour apprendre et transmettre.
Mais Sandrine veut aller plus loin dans cette démarche de transmission et d’apprentissage. Elle s’intéresse aux alternatives au modèle capitaliste dominant, aux structures avec d’autres modes de gouvernance mais également aux différentes pédagogies et à la posture d’enseignante.

Alors que ses parents ne sont pas impliqués dans le monde associatif, Sandrine s’y investit tardivement et passe 2 années au Conseil d’administration d’une association de danse africaine. Elle restera également 5 ans trésorière d’une CIGALES. En 2008, elle devient administratrice au CRIDEV, puis co-présidente par la suite. C’est au CRIDEV qu’elle démarre la construction d’un jeu de plateau sur le thème de l’ESS dans le monde. La création d’outils pédagogiques va permettre de développer l’éducation à l’ESS, notamment par des interventions dans les établissements scolaires.
Aujourd’hui, elle enseigne entre autres à des étudiants de 1ère et 2ème année de DUT avec pour objectif de les sensibiliser d’abord à l’environnement économique « dominant » ( par exemple la mondialisation,  la crise,  les paradis fiscaux etc.), avant d’introduire l’ESS.
Ces expériences « ailleurs » et son énergie mise pour enseigner autrement que par des cours magistraux, l’amènent à être sollicitée pour témoigner et transmettre autrement.

Sandrine coordonnera également le Diplôme Universitaire  (DU) « Education populaire et transformation sociale. Pour une société respectueuse des droits humains » qui ouvrira en janvier 2015 à l’IUT de Rennes.

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Extraits sonores thématique (partie 2) :

Sensibilité ESS – Qu’est-ce qui intéresse Sandrine dans l’ESS et qu’est-ce qui la touche le plus?

Lycée et ESS –  Regard de Sandrine sur l’enseignement de l’ESS au lycée.

Diplôme d’université – Sandrine travaille « avec une petite équipe » pour créer un diplôme d’université dans le domaine de l’économie.

Sandrine,  merci pour ce témoignage réalisé à L’Exploratoire en janvier 2014.

Nicolas Debray

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Résumé

« Nicolas Debray profite des embauches massives dans le domaine de l’informatique et passe 10 années dans une société de services.
En 2010, il négocie son départ et devient porteur du projet  » Enercoop Bretagne « . En mars 2013, la SCIC est créée, en 2014 l’équipe salariée se consolide avec l’arrivée d’une 3ème personne. »

Extraits sonores thématiques (partie 1) :

Parcours professionnel – Avant de s’intéresser à l’énergie, ses missions à Capgemini, société de services.
En savoir + : Capgemini

Le déclic – Quand une expérience de 10 ans d’informatique n’est pas valorisable sur un CV. 

Découverte de l’énergie – Par sa curiosité personnelle, Nicolas « tombe » dans le monde de l’énergie. 
En savoir + : Ecowatt

Son portrait, son parcours de vie (professionnel et personnelle)

Nicolas Debray, directeur de la SCIC Enercoop Bretagne.

Enercoop est une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) créée en mars 2013 qui achète de l’électricité à des particuliers fournisseurs et la revend à ses clients.
Avec un bac scientifique, un diplôme d’ingénieur généraliste et des expériences dans le secteur de l’industrie, Nicolas profite des embauches qui se font à tour de bras dans l’informatique pour se lancer dans le monde du travail. Il passe 10 ans dans la société de services Capgemini.
A partir de ce moment-là, il s’installe 5 ans dans la région parisienne sur des projets pour des clients tels que Bourjois-Chanel, L’Oréal sur les métiers liés à la préparation, à la logistique, et la maintenance informatique des sites industriels. Il revient dans l’Ouest car Capgemini lui propose sur Vannes un nouveau projet qui durera 6 mois, puis un autre projet sur Nantes pendant deux ans, et arrive à Rennes chez Orange pour le développement des « fameuses clés 3G ».
En 2009 Nicolas se questionne sur la place qu’il a dans le monde de l’emploi. Il refait son CV et s’aperçoit qu’il n’intéresse plus vraiment les employeurs du secteur de l’informatique. Très vite il se demande s’il doit continuer son métier d’informaticien généraliste ou changer d’employeur.
Il décide de négocier son départ avec Capgemini pour s’intéresser de plus près aux énergies renouvelables, sans être un militant écologiste de la première heure. Il acquiert des compétences dans le domaine de l’énergie en reprenant une année de formation et se sert de ses droits au chômage pour lancer le projet Enercoop en Bretagne.
Au printemps 2010, il devient porteur du projet « Enercoop Bretagne », intègre en 2012 pour l’étude de la préfiguration de la SCIC la pépinière d’émergence de projet collectif à la Maison de l’Economie Sociale et Solidaire.

Nicolas_Debray_Picasa

Extraits sonores thématique (partie 2) :

La parabole du colibri – « Nous devons être le changement que nous voulons pour le monde » Gandhi. 

Enercoop – Enercoop, c’est quoi exactement? 
En savoir + : Enercoop
En savoir + : Scic

Nicolas, un grand merci pour ton témoignage réalisé à l’exploratoire en Novembre 2013.
Article Ouest France

Anne-Laure Desgris

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imagePortrait Anne-Laure

Résumé

« Elle débute son parcours de femme mordue de travail en faisant des études générales et passe un Master en langues étrangères appliquées… Depuis maintenant 2 ans, elle travaille à temps plein à Oxalis où elle a pour mission l’accompagnement de porteur.e.s de projets, l’accueil ainsi que la relation aux entreprises et le développement. »

Extraits sonores thématiques (partie 1) :

Ses origines – « … et un père qui lui est issu d’un milieu bourgeois qui a plutôt la culture de l’entrepreneuriat, qui est branché sur l’argent et le pouvoir que ça donne… »

Parcours professionnel – Anne-Laure nous montre que parfois une rencontre peut emmener loin dans son avenir professionnel.

Le déclic – Après plusieurs expériences, Anne-Laure se pose la question de la finalité du « fric » dans les assos.

Autoportrait – Elle se livre sur quelques-unes de ses qualités : l’envie de partager, la passion, le travail mais jamais seule. En savoir + : habitat groupé

Son portrait, son parcours de vie (professionnel et personnel)

Anne Laure Desgris est co-directrice de la Scop OXALIS.

Elle débute son parcours de femme mordue de travail en faisant des études générales et passe un Master en langues étrangères appliquées. Premier boulot à 16 ans dans le secteur du transport. Son premier poste important est dans une boîte de transport international, elle a 25 ans, et en prend la direction. Vers l’âge de 30 ans, Anne-Laure « fatigue » de ce qui se passe au travail, elle met les pieds à Lille, vivier associatif, et s’oriente vers les associations culturelles. Elle rejoint quelque temps Art Point M et sa « Braderie de l’Art »…
Anne-Laure est ensuite coordinatrice de projet à Ecole et nature en 2000.C’est à cette époque qu’elle croise  Béatrice Poncin. C’est une rencontre marquante qui « change sa vie », Anne-Laure poursuivra son parcours dans le milieu coopératif.Arrivée en Bretagne en 2004 elle cherche, comme beaucoup, à refaire son réseau professionnel.
Après des recherches d’emploi non abouties dans les entreprises conventionnelles elle rencontre Pierre-Yves Jan qui appuie son recrutement pour le programme EQUAL à la CRESS Bretagne.  Elle obtient ensuite un mi-temps à OXALIS Scop et à CERISE Scic. Depuis maintenant 2 ans, elle travaille à temps plein à OXALIS où elle a pour mission l’accompagnement de porteurs(euses) de projets, l’accueil, ainsi que la relation aux entreprises et le développement.

Illustration issue de la rencontre entre réso solidaire et Anne-Laure Desgris

Extraits sonores thématiques (partie 2) :

L’argent dans l’ESS – Anne-Laure se lance dans l’explication de la différence entre associations et coopératives.

La place des femmes – « Quand il y a des places qui nous sont proposées, prenons-les! » En savoir + : Comité consultatif de l’économie sociale et solidaire

OXALIS – A la question « J’ai pas bien compris ce que faisait OXALIS, je comprends pas ce que c’est », Anne-Laure répond… En savoir + : Les scop
En savoir + : L’économie sociale et solidaire

Lors du témoignage d’Anne-Laure Desgris, quelques phrases et expressions ont retenu notre attention, notamment son questionnement sur la place de la femme en entreprise en France et à l’étranger, le rapport à l’argent et le fait de qualifier son propre parcours « de parcours gourmand ».

Anne-Laure, un grand merci pour ton témoignage.